
« Dieu crée de façon géométrique constamment et continuellement. »
Platon – Convivialium disputationum liber 8,2
La géométrie sacrée est la base de la construction d’édifices bien connus comme les cathédrales, les temples grecs, romains, les pyramides…
Elle est basée sur les caractéristiques géodésiques du lieu, sa latitude, son orientation et son unité de mesure propre (la coudée). C’est la répétition de formes géométriques qui donne à la géométrie sacrée une harmonie spécifique unique et vibratoirement opérative.
La proportion divine, plus communément appelée « le nombre d’or », est omniprésente dans la géométrie sacrée. Aussi appelé « ratio d’or », c’est un concept mathématique qui donne le nombre irrationnel phi ou Φ, qui équivaut approximativement à 1,618…
Cette pratique est utilisée en géobiologie, car elle favorise le bien-être et l’harmonie.

Le quadrilatère solsticial
Jacques Bonvin et Raymond Montercy, dans leur livre « Église romane, chemin de lumière » [1], définissent le quadrilatère solsticial comme la géométrie primaire, à partir du cercle tracé au sol, utilisée lors de la construction des édifices religieux ou civils.
Après avoir délimité la zone de construction du bâtiment et trouvé le nord géographique, les levers et couchers du soleil aux solstices d’été (21 juin) et d’hiver (21 décembre) sont déterminés sur un cercle tracé au sol, dont la dimension a été préalablement établie par le fabricant.
Les solstices sont les deux périodes de l’année où la position du soleil dans le ciel est à son point le plus haut (solstice d’été) ou à son point le plus bas (solstice d’hiver). Entre ces deux extrêmes se trouvent l’équinoxe de printemps (21 mars) et l’équinoxe d’automne (21 septembre).
En fonction de la latitude dans laquelle vous vous trouvez, le quadrilatère solsticial est modifié par les bâtisseurs dans des proportions similaires à la fréquence des vibrations terrestres. Appliquée à un lieu, la géométrie du quadrilatère solsticial respecte ses caractéristiques et sa vibration [2].
C’est le quadrilatère solsticial qui apporte de l’harmonie à la construction.
[1] – Jacques Bonvin & Raymond Montarcy, « Église romane, chemin de lumière», Éditions Mosaïque, p51.
[2] – Interview de Raymond Montercy, El cielo en la tierra, RTVE.
Quelques formes et symboles de géométrie sacrée

La vesica piscis
La vessie de poisson est la première étape de la création et symbolise l’union de choses initialement séparées, d’où émerge maintenant quelque chose de nouveau.
Les deux premiers cercles, qui se confondent, sont des pôles opposés identiques.
Ces forces polaires sont mises en harmonie et à l’unisson les unes avec les autres.
Il s’agit de l’équilibre de forces totalement opposées.
On retrouve également cette relation équilibrée dans une autre représentation : le symbole Yin Yang.

La Triquetra
La triquetra est formée d’un troisième cercle étant ajouté au vesica piscis, où le centre du troisième cercle est situé à l’intersection des circonférences des deux premiers cercles.
La triquetra a été utilisée comme un symbole sacré dans un certain nombre de religions païennes avant l’Antiquité.
Dans certaines religions, la triquetra représente les triples déesses de la lune et ses trois royaumes Terre, Ciel et Mer. Dans la religion chrétienne, il symbolise la trinité.

La graine de vie
À partir de la vesica piscis, le tracé de 4 nouveaux cercles autour du cercle central donne naissance à une nouvelle géométrie sacrée contenue dans la fleur de vie : la graine de vie ou semence de vie.
Elle est composée des 7 premiers cercles de la Fleur de vie.
Elle représente les 7 premiers jours de la création de la vie dans la religion judéo-chrétienne.
Elle est symbole de fertilité et de bénédiction.

La fleur de vie
Les plus anciennes représentations connues de la Fleur de Vie ont été retrouvées dans le temple d’Osiris en Égypte et remontent à au moins 5 000 ans.
La Fleur de Vie est un symbole géométrique qui se compose de 19 cercles qui se chevauchent et régulièrement espacés les uns des autres.
Le motif formé par les cercles crée des images de fleurs parfaitement symétriques.
En raison de sa géométrie, la fleur de vie est considérée comme l’un des éléments les plus influents de la géométrie sacrée, qui traite de la base subtile de la création et de l’ordre supérieur.
La Fleur de Vie représente l’infinité de l’être, l’ordre cosmique et la vie toujours récurrente ou infinie.

La spirale dorée
Vignes, coquillages, escargots, serpent…, on rencontre le motif de la spirale partout dans la nature.
Le symbolisme de la spirale évoque l’évolution d’une énergie, d’une forme ou d’un état. Il se rattache à une idée de rythme et de progression, à la fois circulaire et ascensionnelle.
La spirale révèle un principe de pérennité voilée par les apparences du mouvement…
Dynamique et créatrice, la spirale est le symbole d’un univers conçu comme spiralé ou hélicoïdal.
Dans la cosmologie Maya, le solstice d’hiver est mis en correspondance avec l’instant zéro dont le symbole est la spirale. D’autres peuples anciens, considèrent le solstice d’hiver comme un moment critique pour assurer le recommencement du cycle annuel.
http://emsomipy.free.fr/Documents/Livre%20-%20Pacioli%20-%20Geometrie%20sacree.pdf
